Jacques Cartier 2034 est un projet patrimonial, culturel et maritime d’envergure nationale, né d’une ambition : reconstruire à l’identique le navire de Jacques Cartier, pour participer à la célébration en 2034 du 500ᵉ anniversaire du premier voyage de l’explorateur vers les territoires que l’on appelle aujourd’hui le Canada.
Symbole de l’audace et de la découverte, ce projet fédère artisans, historiens, charpentiers de marine, institutions et citoyens autour d’une aventure humaine et collective : faire de ce navire que nous nommerons la Nouvelle-Hermine un pont entre les rives, un lien entre le passé et le futur, un tremplin, un véhicule, un moteur pour la réconciliation des peuples et des nations.
Au-delà de la reconstruction, Jacques Cartier 2034 sera un formidable outil de transmission, de formation et de rayonnement : chantier ouvert au public, accueil d’apprentis, valorisation du savoir-faire naval traditionnel et coopération franco-canadienne.
En 2034, la nouvelle Hermine prendra la mer — symbole vivant du lien entre les deux rives de l’Atlantique, et ambassadeur d’un patrimoine tourné vers l’avenir.
“Partimes du havre et port de Saint- Malo avec lesdits deux navires du port d’environ soixante tonneaux chacun, équipés les deux de soixante-un hommes, le 20 avril de l’an 1534”.
Car si Surcouf possède une réplique de l’un de ses navires à Saint-Malo, Jacques Cartier, figure malouine incontournable mais paradoxalement méconnue, n’a pas cette faveur. Un manque pour l’Histoire, qui ignore par ailleurs beaucoup des circonstances de ce premier voyage de Jacques Cartier, parti trois fois de Saint-Malo pour explorer le “Nouveau Monde” mais dont la postérité n’a retenu que le nom des navires et des hommes des deuxième et troisième expéditions.
“J’aime à créer des mondes enchantés baignés des eaux d’une mer inconnue”, disait Châteaubriand, autre enfant du pays.
Ces mondes inconnus, ce sont deux petits navires anonymes qui les ont révélés en 1534, et ce sont eux que l’association veut mettre à l’honneur.
A défaut de sources sur le navire dont la réplique est projetée, le choix de son nom s’est arrêté sur “La Nouvelle Hermine”.
L’hermine est l’emblème et l’étendard incontournable de Saint-Malo et de la Bretagne, pays dont les pêcheurs avaient devancé les rois dans la reconnaissance de cet autre finistère qu’ils révéleront à l’Europe. L’hermine était “Petite” et “Grande” pour deux des navires de la flotte du deuxième voyage de Jacques Cartier ; elle sera “Nouvelle” pour celui de 2034. Puisque le véritable navire de 1534 est introuvable et git certainement quelque part au fond de l’océan, il faudra en effet se résigner à ce que l’Hermine de 2034 soit “nouvelle”.
Ce projet culturel à vocation internationale réinterrogera, enfin, le concept de “Nouveau Monde”. La “nouvelle Hermine” ne se veut pas une simple commémoration mais un passage, une véritable remémoration. Plus encore, elle sera une invitation à une re-découverte du Monde, des liens qui unissent la France et le Canada, une ré-interrogation de nos passés, de nos origines, de l’Histoire des Grandes découvertes et de celle des Premières Nations du Canada.
Et avoir confiance en ce que les trois mâts et soixante tonneaux de la Nouvelle Hermine pourront participer à démontrer que le Nouveau Monde n’est finalement que celui que l’on construit.